29 juin 2007
La fête...
Je regardais...
Vers le ciel.
Le ciel était prisonnier d'un plafond à clairevoies et de bâches qu'on y avait fixées pour protéger d'une probable pluie.
Quelques ballons multicolores, des guirlandes de papier crépon, l'apparence d'une fête.
En bas, c'était la réalité.
Une mère berçait son enfant. Image ordinaire... Non, pas tout à fait. Elle ressemblait davantage aux vierges éplorées qu'on voit parfois au fond des églises. La mère avait au fond des yeux l'angoisse des lendemains incertains. L'enfant n'était plus vraiment un enfant. Un adulte aux yeux vides d'espoir qui s'accrochait à sa mère en poussant de petits cris d'animal blessé.
Un père, un peu plus loin, câlinait son petit. Un père aux cheveux blancs qui souriait à ce fils qui ne l'accompagnerait jamais nulle part, ni à la pêche, ni à la chasse, ni même pour une courte promenade le long d’un tout petit ruisseau. Un petit de trente ans qui se laisse bercer, lové sur les genoux d'un très vieil homme.
Une sœur là-bas, sous les arbres. Elle dansait avec son grand-frère. Elle en profitait pour essuyer au coin de ses lèvres les restes du repas pris sous la tonnelle. Il avait un grand bavoir, le grand-frère...
Moi, je regardais ma fille, là, dans son fauteuil.
Et je ne disais rien.
27 juin 2007
Pêle-mêle
L'aéroport
la place de Catalogne
le monastère de Pédralbès
le parc Güell
les attractions du Tibidabo
et une place du quartier gothique, la nuit
méli-mélo de souvenirs...
Barcelone
Intelligence ou ?
Voilà... il arrive que je me perde sur d'autres blogs, comme ça, parce que j'avais un peu de temps à perdre, ou peut-être à gagner.
Là, j'ai fait une nouvelle découverte.
Un texte à lire...
Il faut cliquer ici.
26 juin 2007
Fardeau
Lorsqu'elle s'était appropriée de la hotte du jardinier, les fuits et légumes lui semblaient bien légers.
Ce qu'elle ignorait, c'est qu'en les emportant, elle commettait un acte irréparable.
Elle devra désormais supporter la montagne...
à tout jamais.
25 juin 2007
Rêverie
En se promenant, à pieds, à Barcelone, on trouve de merveilleux jardins. Les fleurs s'y prélassent et se laissent admirer, tout simplement belles et épanouies, sans souci.
Le cache-misère de Clerval
Quand le ciel est gris
quand les pensées sont à l'orage
quand le coeur pleure sous la pluie
quand...
Quand il nous faut la clef
du tiroir à soucis
pour y enfermer les problèmes
Il reste un coin de paradis,
une fleur merveilleuse
un poème
Il dit tout
et vous montre la voie
pour retrouver votre sourire
Le cache-misère de Clerval !
24 juin 2007
Picasso
Dans une salle du musée Picasso, à Barcelone...
Un tableau, immense, sur le mur du fond.
Je m'approche. Je m'assieds sur le banc. Il est prévu pour ça. Il accueille ceux qui brusquement font escale devant cette toile.
Quelques essais sur le mur de droite montrent qu'il s'agit là d'une oeuvre réfléchie, aboutie.
Peut-on lire un tableau, lui donner des mots, en faire une histoire à raconter ?
Sur un lit, une femme.
Déjà grise.
Pour elle le temps n'existe plus.
Ses doigts, si longs, se fondent, sur sa poitrine, dans les plis du drap... suaire.
A sa droite, un médecin barbu prend son pouls.
Le nez du médecin pend, comme les pans de sa redingote noire.
Comme l'autre main de la femme sur le lit.
La mère ne boira pas la boisson salvatrice que lui tend la religieuse...
Cornette ou sornette ?
à sa gauche...
Le coeur est là,
à gauche... mais bat-il encore ?
L'enfant le sait déjà...
Boucles de cheveux blonds
Mains qui s'accrochent à l'habit de la femme qui ne l'a pas porté mais qui se venge ainsi de sa stérilité...
La religieuse esquisse un sourire.
Encourageant ?
Pour qui ?
L'image est en couleur au musée... Elle a un nom : La Science et la Charité (Picasso, 1897).
Au-dessus des nuages
Là-bas, au-dessus des nuages, très haut, le ciel était si bleu !
Bleu comme était bleue la mer sous les nuages, là-bas, là où j'avais bâti mes châteaux de sables et de vent, en Espagne.
Et ce soir-là, mon paradis était bien gris ! 
19 juin 2007
Petit rien policier
Je vais aller me rechercher une âme...
C'était le seul message.
L'enquêteur ne trouva rien d'autre dans l'appartement dévasté.
Trois étages plus bas, entre un pot de terre brisé et un pot de fer cabossé, la silhouette de craie racontait une autre histoire. Resterait à la vérifier.
18 juin 2007
Blogosphère
La blogosphère est un monde un peu particulier...
Il faut en connaître le mode d'emploi avant de se lancer, sinon l'on se heurte parfois à des imprévus un peu déstabilisants.
Là, il faut que je réfléchisse. C'était un peu dur cette nuit.
Je vais délaisser un peu ce monde, il m'effraie.
Je pense que je reviendrai après en avoir compris le fonctionnement.









