18 juillet 2007
Pronoms
Chez l'une de mes amies virtuelles et polymorphes, une surprise m'attendait. J'ai mis longtemps à ouvrir son cadeau, pour goûter ce merveilleux morceau d'anthologie.
Vous le trouverez ICI. (Il faut cliquer !... non mais !!! Vous ne voudriez pas qu'il n'y ait rien à faire ? Si ?)
J'écoutais... et j'étais toute émue de voir comment un "vous" peut être doux.
05 juillet 2007
Le droit la "futilité" (Clerval)
Je ne dirai rien ce matin.
Je vous montrerai seulement du doigt l'espace où il faut aller.
(cliquer ici...)
Et dites-lui ce que vous en pensez !
27 juin 2007
Intelligence ou ?
Voilà... il arrive que je me perde sur d'autres blogs, comme ça, parce que j'avais un peu de temps à perdre, ou peut-être à gagner.
Là, j'ai fait une nouvelle découverte.
Un texte à lire...
Il faut cliquer ici.
25 juin 2007
Le cache-misère de Clerval
Quand le ciel est gris
quand les pensées sont à l'orage
quand le coeur pleure sous la pluie
quand...
Quand il nous faut la clef
du tiroir à soucis
pour y enfermer les problèmes
Il reste un coin de paradis,
une fleur merveilleuse
un poème
Il dit tout
et vous montre la voie
pour retrouver votre sourire
Le cache-misère de Clerval !
15 juin 2007
En dépit ou malgré ?
Aujourd'hui, je voulais vous parler d'un poème que j'aime bien.
Je voulais vous le citer... et puis je l'ai trouvé ailleurs, présenté en V.O. et dans sa traduction française, mais aussi dans ses versions dite par son auteur et chantée par Paco Ibañez.
Alors, je vous donne le lien...
http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2005/10/jos_agustn_goyt.html
Un lien, c'est ce qui permet d'aller de l'un à l'autre, tranquillement, sans y penser... sur un écran d'ordinateur.
C'est aussi ce que l'on tisse au fil des jours entre deux êtres.
Si fragile au commencement, si fort, si fort avec le temps !
09 juin 2007
Après-midi à la fac
Impressions fugaces d'une rencontre un peu bizarre avec quelqu'un que je ne connais pas du tout, dont je n'avais jamais rencontré l'œuvre. Ce ne seront que des mots jetés sur l'écran de mon ordinateur à défaut de papier.
Le monsieur est âgé, il a été ambassadeur et a donc beaucoup voyagé, sur tous les continents. Il a un regard un peu tourmenté, en attente d'une réponse, scrutant intensément les étudiants attablés devant lui dans l'amphi 100... sans personnalité, l’amphi, parce qu'un peu trop neuf (cet amphi fait partie des nouveaux bâtiments de la fac, à côté de l'ancien IUT). Moi, je suis juste en face, au premier rang parce que je suis arrivée parmi les derniers et que, c'est bien connu, les premiers rangs se complètent seulement lorsque l'amphi est plein ! De temps en temps, j'ai l'impression que son message s'adresse à moi... mais ce n'est qu'une impression bizarre, sans fondement. Il doit être en train de penser que je suis un des profs de la fac et il se demande sans doute comment je le juge. Il ne me connaît pas. Moi, j'entre dans son histoire, je l'écoute. Comme j'écouterais un conteur au coin du feu, un soir sans lune... à la lumière tremblotante et un peu étrange de la flamme et des braises se relayant dans la pénombre. Sa voix me captive, comme un solo de violoncelle dans le silence religieux d'une salle de concert.
Il parle. Ses mots ne sont pas que musique. Ils me parlent. C'est très étrange, en fait, de le voir me répondre à des questions que je ne lui ai pas posées.
Tant de choses dans les mots, et j'aurais pu compléter sans crainte de le voir me contredire : tant de choses dans les silences... Le message est une suite de mots et de silences, de non dits qu'il faut pourtant lire à travers ces silences tellement parlants !
"C'est la poésie qui donne à la vie des ailes"... sans aucun doute. J'aime cette image qui me rappelle l'oiseau-lyre de Prévert. J'aime l'image de cette Poésie majuscule qui nous permettrait de nous envoler, d'oublier peut-être la lourdeur de notre pas sur la terre humide d'un mois de mars pluvieux !...
"La science répond à la question du comment, la science ne répond pas au pourquoi (pour quoi ?)… Cette question-là est prise en charge par les poètes." Il nous parle des miracles de la science, lui qui a dû vivre à une autre époque, dans d’autres lieux et qui s’émerveille de pouvoir en poussant un simple bouton faire jaillir la lumière, ou voyager à travers des images venues du monde entier ! Tout ce qui nous semble aujourd’hui comme allant de soi et qui en fait sont des miracles sans cesse renouvelés. Il a raison, nous avons tort de ne garder qu’indifférence devant ces merveilles que nous devons à la science ! Les scientifiques se posent des questions auxquelles ils trouvent des réponses. Les poètes n'ont pas de réponses à leurs questions... et il écrivent parce qu'ils ne peuvent pas trouver ces réponses, alors, ils continuent inlassablement de poser leurs questions... je crois aussi que c'est cela la poésie !
N’y a-t-il pas de poésie possible sans souffrance ? Ces questions-là, je sais que je ne les lui poserai pas. J’ai l’intime conviction qu’il a raison et que de fait les poèmes qui m’ont le plus touchée sont ceux où la douleur était présente…même à l’état de bourgeon !
Il parle de la nuit obscure qui est présente dans l’homme, donc, dans les poètes, il évoque Racine et les mystères de l’âme humaine, de l’amour, de la mort… Il cite Baudelaire "Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or"… et je me dis qu’il n’est pas très loin de mon don Quichotte qui transforme le monde et le rend tel qu’en son rêve par le seul pouvoir des mots.
Il va nous dire encore qu’il est important de savoir dire « non » et qu’il est important d’être bâti autour d’un « non »…et moi, j’interprète, parce qu’une écoute est forcément interprétation. Je le trahis sans doute, je prends ce que je veux de son discours et je jette le reste, parce que je ne suis encore qu’une enfant capricieuse et volontaire et qu’à ce « non » qu’il brandit sous mes yeux alors qu’il parle de la poésie d’avant l’Islam, poésie d’un peuple que l’on veut museler parce que seul le poète justement est capable de dire « non », de le crier au péril de sa vie, j’ai envie de répondre « Ce sera comme je déciderai, na ! ».
Il a cité, d’autres poètes, qu’il a connus, côtoyés « pour de vrai » et pas seulement dans les livres : Supervielle, Pierre-Jean Jouve… il a montré les fenêtres qu’il fallait laisser ouvertes, la maison qui devait brûler afin de pouvoir reconstruire sur ses cendres. Moi, je l’écoute. Et je ne sais plus trop s’il me répond ou s’il m’encourage à me prendre enfin au sérieux.
"Il faut toujours avoir deux idées, une pour tuer l’autre" il le dit, il cite Braque… et l’idée me plaît. Nous disions que j’étais un ramassis de contradictions. Il suffirait peut-être que je décide de choisir quelle idée va tuer l’autre…
"Si les anges volent, c’est qu’ils se prennent à la légère"… je ne sais plus de qui est la citation. En fait, c’est aussi une façon pour nous de revenir à des sujets plus « légers », à souffler un peu.
Avant de partir, il évoquera l’Andalousie et ses sept siècles de cohabitation entre trois cultures (chrétiens juifs et arabes vivant ensemble) et le Liban (l’Andalousie du XXe siècle)… Je crois que seuls les poètes peuvent ainsi rêver de paix et nous faire partager leur rêve !
Voilà, j’ai mis longtemps à écrire et vous aurez beaucoup à lire, dans cette douceur ouatée d’une nuit trop noire ou Salah Stétié aurait certainement trouvé matière à un nouveau poème, entre ombre et lumière, au seuil d’une nouvelle impasse qu’il nommerait amour.
Photo prélevée su le site officiel du poète : http://www.salahstetie.com
Les circonstances de la rencontre : http://www.u-cergy.fr/article7574.html
08 juin 2007
Piratage amical
Je me promenais... j'allais à la découverte, à l'aventure sur la planète Canalblog.
Je me suis arrêtée sur une image, je l'ai volée...
Mais si je la mets ici, c'est pour dire que certains piratages peuvent être amicaux.
Ce n'est qu'un peu de pub que je mets en vitrine...
et que j'enlèverai quand d’autres l’auront vue !
Son titre pourrait être Fantaisie...



