05 janvier 2008
Un rien...
Il y avait pourtant des fleurs sur la table, des guirlandes dans le sapin, des paquets enrubannés, comme un parfum de fête...
Il y avait des rires autour de la table, des regards amis, des rêves de vacances...
Il y avait tout...
Il ne manquait donc rien..
Rien ?
Si, un petit rien, un rien qui faisait mal.
29 juillet 2007
Âmes en peine...
Voilà... à droite ou à gauche, il y a des âmes en peine, des personnes qui hésitent... qui se cherchent sans se trouver et qui pensent qu'elles ne trouveront pas de raison pour exister.
La vie, c'est comme cet escalier... parfois, on a du mal à grimper.
On voudrait un peu d'aide, un bras charitable, un appui...
Et puis, on se sent un peu nul, un peu seul.
Mais ce n'est pas vrai, jamais.
Il y a toujours autre chose quelque part.
Un ami qui attend.
Un "soi" un peu plus grand.
Alors, pensez bien à ce que j'ai dit, ailleurs...
La vie, c'est quelque chose de merveilleux,
comme un étalon sauvage.
Il faut l'apprivoiser, lui montrer que,
quoi qu'il fasse,
c'est toi qui en seras le maître.
La vie, c'est comme une rose.
Il faut parfois en accepter les épines.
Elles ne sont là que pour mieux t'obliger
à la saisir doucement,
sans à-coup... tendrement.
La vie,
c'est un défi qu'on te lance,
pour ne pas en crever d'ennui.
Alors, il faut s'en repaître,
la dévorer à pleine dents,
faire de chaque jour qui passe
une pièce de plus dans ton puzzle.
A toi de le reconstituer,
sans te prendre la tête,
sans écouter ceux qui te disent
que tu n'en vaux pas la peine.
Toi seul sais ce que tu vaux, les autres ne savent rien, rien du tout !
N'écoute pas ceux qui t'agressent, ils sont jaloux !
20 juillet 2007
Visiteur imprévu
Ce matin, je faisais mon tour habituel chez mes amis de la blogosphère.
Je lisais...
C'est fou ce qu'on apprend, les réflexions que ça entraine...
Et puis je me suis dit qu'il fallait que je le note ici, pour ne pas l'oublier.
C'est important.
Ne recherchez pas le bonheur
c'est un ami un peu bêcheur
car il n'aime pas qu'on l'invite
Et c'est toujours à l'improviste
qu'il vient frapper à votre porte
C'est vrai. Pour lui ce qui importe
c'est que vous soyez disponible...
17 juillet 2007
M[o]...
Ils rêvent ou se rebellent, ils aiment jouer et se jouer de nous... Ils ont du mal à exprimer ce que nous voulons dire et ils disent parfois plus qu'ils ne le devraient.
Nous parlons... mais comment faire pour que l'autre entende, à travers les mots dits, les maux que nous avons tus ?
Quand les mots dits deviennent maudits, ce ne sont que des nuages que le vent emportera, très loin, dans l'infini des souvenirs.
10 juillet 2007
Dis, Juillet...
Dis, Juillet...
Tu ne pourrais pas
trouver dans tes cartons un peu de ce soleil
que tu avais rangé l'an dernier
bien précieusement
entre deux draps de coton blanc ?
Tu ne pourrais pas
lui passer
un peu de cire d'abeilles
histoire de l'aider
à retrouver
son éclat habituel ?
Tu ne pourrais pas
prier l'automne aimablement
d'attendre gentiment son tour
au lieu de prendre le pouvoir
comme ça
sans foi
sans loi ?
Dis, Juillet ?
Où es-tu donc ?
Tu as oublié, dis,
que nous étions le dix juillet ?
08 juillet 2007
Rêver un impossible rêve...
Jacques Brel parlait d'un "impossible rêve"... Il chantait L'Homme de la Mancha, ce don Quichotte tellement vivant que j'en ai fait mon parrain, dans ce monde virtuel que je fréquente depuis peu.
Rêver, c'est peut-être penser qu'il peut exister un monde fait d'amour et de poésie où l'autre est à même de comprendre que l'on peut être à contretemps, à contrechant, sans pour autant ne pas aimer.
Rêver, c'est peut-être espérer qu'un jour tout puisse aller mieux, sans qu'on ait besoin d'expliquer, de justifier ses moments d'angoisse.
Rêver, c'est peut-être avoir un peu raison de vouloir partager ses joies et ses peines, fusse avec des inconnus.
Mais peut-on vraiment rêver ainsi sans blesser ceux qui voudraient vraiment pouvoir nous aider mais qui se heurtent à nos rêves... qui sont si loin des leurs ?
Dans le jardin, ce matin, deux petites fleurs essayaient de ne pas mourir.
06 juillet 2007
Amis virtuels
Les amis virtuels n'ont pas de défauts...
Ils passent avec un mot gentil... ou ils ne disent rien. Ils écoutent. Ils sont là.
Ils ne râlent jamais quand vous êtes en retard pour le repas, que les carottes ne sont pas cuites, que le gâteau a brûlé. Ils ne crient pas famine et se contentent de ce que vous offrez. Parfois, quand vous n'avez pas d'idées, ils vous inventent des plats délicieux dont les images font rêver.
Ils n'éparpillent pas leurs vêtements au pied du lit, ne laissent pas traîner leurs chaussures dans l'entrée. Ils arrivent en smoking si vous le désirez et vous emmènent en promenade en limousine... ou ils viennent vous conter fleurette avant de vous conduire en carriole dans de petits chemins ombragés si vous êtes d'humeur champêtre.
Quand vous êtes d'humeur chagrine, ils vous gardent au coin du feu, vous offrent des fleurs ou vous chantent des sérénades... Ils vous racontent des histoires pour vous changer les idées.
Alors, c'est bien normal, les amis réels sont jaloux !
Ils ne peuvent rivaliser...
03 juillet 2007
Ultimatum
Ciel de juillet.
Les abeilles ont fait, ce soir, des heures supplémentaires.
Les nouvelles sont alarmantes.
Après de nombreux jours de chômage technique dus à des précipitations inhabituelles sur leur lieu de travail, le soleil s'est enfin montré et leur a permis de faire une récolte exceptionnelle de nectar de lavande.
Mais la reine a annoncé que ces heures ne seraient pas payées.
Les ouvrières ont donc décidé de se mettre en grève et ont lancé un ultimatum.
Faute de paiement sous huitaine, elles envahiront les Champs Elysées.
... juste au moment du défilé !
29 juin 2007
La fête...
Je regardais...
Vers le ciel.
Le ciel était prisonnier d'un plafond à clairevoies et de bâches qu'on y avait fixées pour protéger d'une probable pluie.
Quelques ballons multicolores, des guirlandes de papier crépon, l'apparence d'une fête.
En bas, c'était la réalité.
Une mère berçait son enfant. Image ordinaire... Non, pas tout à fait. Elle ressemblait davantage aux vierges éplorées qu'on voit parfois au fond des églises. La mère avait au fond des yeux l'angoisse des lendemains incertains. L'enfant n'était plus vraiment un enfant. Un adulte aux yeux vides d'espoir qui s'accrochait à sa mère en poussant de petits cris d'animal blessé.
Un père, un peu plus loin, câlinait son petit. Un père aux cheveux blancs qui souriait à ce fils qui ne l'accompagnerait jamais nulle part, ni à la pêche, ni à la chasse, ni même pour une courte promenade le long d’un tout petit ruisseau. Un petit de trente ans qui se laisse bercer, lové sur les genoux d'un très vieil homme.
Une sœur là-bas, sous les arbres. Elle dansait avec son grand-frère. Elle en profitait pour essuyer au coin de ses lèvres les restes du repas pris sous la tonnelle. Il avait un grand bavoir, le grand-frère...
Moi, je regardais ma fille, là, dans son fauteuil.
Et je ne disais rien.
24 juin 2007
Picasso
Dans une salle du musée Picasso, à Barcelone...
Un tableau, immense, sur le mur du fond.
Je m'approche. Je m'assieds sur le banc. Il est prévu pour ça. Il accueille ceux qui brusquement font escale devant cette toile.
Quelques essais sur le mur de droite montrent qu'il s'agit là d'une oeuvre réfléchie, aboutie.
Peut-on lire un tableau, lui donner des mots, en faire une histoire à raconter ?
Sur un lit, une femme.
Déjà grise.
Pour elle le temps n'existe plus.
Ses doigts, si longs, se fondent, sur sa poitrine, dans les plis du drap... suaire.
A sa droite, un médecin barbu prend son pouls.
Le nez du médecin pend, comme les pans de sa redingote noire.
Comme l'autre main de la femme sur le lit.
La mère ne boira pas la boisson salvatrice que lui tend la religieuse...
Cornette ou sornette ?
à sa gauche...
Le coeur est là,
à gauche... mais bat-il encore ?
L'enfant le sait déjà...
Boucles de cheveux blonds
Mains qui s'accrochent à l'habit de la femme qui ne l'a pas porté mais qui se venge ainsi de sa stérilité...
La religieuse esquisse un sourire.
Encourageant ?
Pour qui ?
L'image est en couleur au musée... Elle a un nom : La Science et la Charité (Picasso, 1897).












